Compte rendu

Une quête riche en rebondissements de la part d'une petite Elfe fragile qui ne tue les monstres que dans ses rêves.

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Lettre à père : Premier jour
Carnet de voyage : Premières rencontres
Carnet de voyage : Les clairières de Tirisfal
Lettre à Gaïru : La fameuse histoire des potirons

(Note d'intention : les évenements decrits dans ces histoires, si ils sont romancés, sont garantis comme authentiques - Gameplay et textes : Guile21 - Jeu utilisé : World Of Warcraft et son extention Burning Crusade)

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:44

Modifié le vendredi 21 mars 2008 10:32

Premier jour

Bonjour trés cher père, j'espère que vous vous portez bien.

Par cette missive, je viens vous informer que je suis bien arrivée à destination. Merci pour le pain au miel que vous m'avez laissé, c'était une touchante attention. Je debute à present ma quête à Azeroth et je viens vous faire part de ma première journée.

Avant toute chose sachez que votre fille adorée est morte aujourd'hui pour la première fois. Et même pour les 10 premières fois. Le gardien des âmes sait se montrer bienveillant, mais il n'est pas trés bavard. Il doit avoir un penchant pour les filles peu vêtues, car il ne me taxe pas du mal de la mort à chacune de mes resurrections. C'est un être delicieux, mais vous avez déjà du le rencontrer.

Oui, je suis présentement à moitié nue, ce qui fait souvent s'arrêter les badauds sur mon passage. A peine arrivée, j'ai du vendre tout mon equipement, ainsi que mes armes (et le pain au miel qui avait l'air si delicieux). Je ne pouvait pas tarder de commencer à amasser mon pécule. Je suis à la tête de 17 pièces de cuivres. Si vraiment je suis dans le besoin prochainement, je contacterai notre bien aimé Gaïru pour lui quémander quelques deniers. Mais je n'en suis pas là.

J'ai atteint le niveau 3 de ma classe de voleuse aujourd'hui. On se demande alors comment j'ai pu en arriver là, sans tuer un monstre. Il suffit d'explorer le monde (ce qui en soit donne un peu d'experience) et d'eviter au plus possible le contact des créatures, ce qui à mon niveau n'est pas aisé. Je ne sais si c'est mon apparente faiblesse, mais ces maudites bêtes me reniflent à 500 mètres de distance. Je reste prudente, et certaines de mes morts ont pu me faire avancer vers un cimetierre non loin de là. J'ai reussi à atteindre Zul'Aman (je n'ai pas pu y rentrer... allez savoir pourquoi), et j'ai fini au campement de An'telas, où j'ai trouvé des camarades ayant mis à bas les elfes de la nuit qui s'y trouvaient. J'ai tenté de sympathiser, mais ce ne sont que des fanatiques qui hurlent que la victoire est proche dès que je leur adresse la parole. Quoiqu'il en soit, cette première journée fût trés enrichissante, mais pas encore l'ombre d'une pièce de cuivre (je n'arrive pas à m'approcher des coffres isolés, je me fais vite reperer). Ce sera certainement plus facile quand j'aurai atteint le niveau 5. Je chercherai des metiers et des activités assez lucratives pour faire de moi quelqu'un de riche.

Je sais que ça n'a pas été evident pour vous, père, de laisser votre petite fille partir à l'aventure, et trés destabilisant de la voir se refuser au moindre combat. Mais je vous remercie encore pour tout votre soutien. Je saurai me montrer digne de votre confiance et espère explorer notre royaume de fond en comble avec un fier "1" en capacités de combat.

Tendrement, Ellapax


P.S : Je songe à la mendicité, mais je doute que ce ne soit trés apprécié à Lune d'Argent...

# Posté le samedi 15 mars 2008 17:08

Modifié le samedi 15 mars 2008 17:19

Premières rencontres

Premières rencontres
Cher journal,

Il m'est arrivé beaucoup de choses aujourd'hui, je ne sais par quoi commencer. J'ai rencontré un beau gosse aujourd'hui, et aussi une mage sympa, et un troll qui aimait danser. Mais je vais commencer par le debut en fait.

A force de marcher, j'étais arrivée dans les Malterres, zone extrêmement dangereuse reservée aux haut niveaux et... m'y fit tuer. Evidement ! Ces sales bêtes sont partout là-bas ! Bref, le cimetière le plus proche m'ayant eloigné de l'entrée, je prefère poursuivre ma route, m'enfonçant plus profondement. Je suis même allé visiter la Tour de l'Est au passage (joli monument mais foncièrement délabré... c'est à se demander pourquoi la Horde et l'Alliance se battent comme des chiffoniers pour ce tas de pierres), j'atteris à la Chapelle de l'Espoir de Lumière où je fais la rencontre de Webster, un humain. Ne parlant pas la même langue que moi, il se contenta de me toiser du regard, et voyant mon niveau et mon absence d'equipement il finit par... m'applaudir. Je me suis senti flattée, j'en ai presque rougis. Ayant du mal à sortir du territoire (sales bestioles de niveau 65), je croise une Elfe de sang qui se trouva desolée de ne pas pouvoir me raccompagner jusqu'à l'entrée, mais qui m'ouvrit tout de même un portail de téleportation. C'est bon de trouver des gens sympathiques sur sa route.

Quelle surprise ! Je me suis retrouvée à Ogrimar, directement sur l'autre continent. Ma nudité y a fait des émules. Deux chasseurs de La Guilde A Ta Mere, Diabolices et Uchigawa, ont suivi mon exemple se mettant nus avant de feindre la mort pour m'amuser. Diabolices qui répétait : "j'ai attrapé froid" et vlan ! Le v'la qui tombe. Trop drôle !

J'y ai rencontré mon premier compagnon de route aussi. Son nom était Eldador, Elfe de Sang Paladin, blond, propre sur lui et gentleman. Il m'a carrement draguée ! Aurais-je du le refouler ? Mais il était mignon et, disons-le, utile. Ne connaissant pas encore la zone, je lui demanda de me montrer un peu le desert et les canyons des environs. Il m'amena à Sen'Jin sous un magnifique ciel etoilé. C'etait magique.

Jusqu'à ce que l'on decide d'aller sur les Iles de l'Echo, où je suis morte 4 fois quand même, malgré la protection attentionnée de mes compagnons. Oh oui, je ne t'ai pas parlé de Thekillerboy, beau Troll Guerrier bien bâti. Quand il est mort, on l'a beaucoup pleuré... jusqu'à ce qu'il rescusite, mais bon ça on peux s'y attendre. Le Gardien des Ames ne chôme pas.

Un moment plus tard, aprés avoir tué des tigres, des raptors (sales bêtes qui voulaient absolument goûter de ma cuisse nue) et un bon paquet de trolls verdâtres (en fait les hommes ont fait tout le boulot, moi je me contentait de regarder et de crier au secour quand je me faisait attaquer), on s'est mis a danser, euphorisés par l'ambiance de la nuit et la chaleur du feu de camp non loin. Quelle rigolade, on dansait, dansait, dansait... ce qui a du deranger le Troll magicien qui surgit soudainemet et se mit à frapper de toutes ses forces sur la tête de Thekillerboy pour le calmer.

Aprés m'être fait brûler la tignasse une dernière fois, on se separa. Elador m'a donné 30 pièces d'argent, comme ça, sans que je ne lui demande rien. Il a dû être sensible à la quête louable que je me suis donné... ou à mon beau bikini rouge, qui sait ? Quoi qu'il en soit, aprés les avoir couvert de bisous et de merci, ils reprirent leur route. Juste aprés, j'ai essayé de faire l'acceuil à l'entrée de Sen'Jin, où je disait bienvenue à tout les aventuriers de passage. Pas un pourboire ! Les mufles... Et me revoilà livrée à moi même, alongée sous une tente pour la nuit. Demain sera une longue journée, je dois me reposer. Je pense aller du coté de Fossoyeuse, en prenant le zepelin du matin... mais ces morts-vivants me donnent la chair de poule. Certains sont gentils, mais... je ne sais pas, c'est visceral. J'espère trouver un gentil zombie qui me fera oublier mon degoût. On verra.


La pacificatrice ; )

P.S : Mes photos ont pris un peu cher quand je me suis fait cramé la face par le chaman, mais j'ai reussi à en sauver quelques-unes. C'est pour ça qu'elles sont dans un sale état.

# Posté le samedi 15 mars 2008 19:54

Modifié le dimanche 16 mars 2008 05:55

Les clairières de Tirisfal

Les clairières de Tirisfal
Cher journal,

Quelle journée ce fût ! Riche en emotions. J'ai beaucoup couru, mais je ne suis pas morte. Ca en vallait la peine parce que ce n'est jamais agreable de mourrir. A propos de mort, j'ai decouvert Fossoyeuse. Le morts-vivants ne sont plutôt taciturnes en général. Mais je m'emballe comme d'habitude. Commençons par le debut.

En quitant Sen'Jin, je suis tombée sur un Orc bien embêté, une sombre histoire de livraison qui n'a pas abouti, bref, j'ai rien compris. Quoiqu'il en soit, me voilà lui rendant service esperant avec justesse une recompense et un peu d'experience. De toutes façons, avec tout le monde qui me demande partout de tuer ci, de tuer ça, ça me changeait d'avoir enfin un service à rendre en accord avec ma philosophie. Sur le chemin je me suis attardé prés du Donjon de Tiragarde. C'était joli de loin avec l'horloge et tout... mais perdue dans mes pensées je n'ai pas vu ce garde enervé qui a commencé à me courser, pas plus que le scorpion qui trouva lui aussi l'idée de me faire sprinter trés amusante.

Finalement j'arrive presque sans encombres à Tranchecollines pour livrer la marchandise à l'aubergiste, un certain Grosk. Un certain radin surtout ! Tout ce qu'il avait à me proposer en retribution c'était du pain rassi (super !) ou de l'eau de source. Bon j'avais soif, mais quand même, c'est gonflé je trouve. Finalement j'ai repris ma route et pris le Zeppelin à Ogrimar pour Fossoyeuse. Enfin, j'ai failli le rater : au même moment est arrivé le zepellin pour Strangleronce et je suis montée dedans comme une abrutie. Heureusement que je m'en suis aperçue à temps. Il parrait que c'est tendu à Strangleronce, entre des alligators géants en bord de mer, et les jungles infestées de raptors.

Une fois arrivée aux clairières de Tirisfal, la region des morts-vivants, n'en pouvant plus du voyage, je me jeta carrement du zepellin avant d'arriver à la station. Deux chevilles pétées, rien de grave. Donc, Fossoyeuse, c'était, comment dire ? Lugubre. Trés lugubre. S'il n'y avait pas deux "réprouvés" à la station de zepellin pour m'indiquer l'endroit, j'aurai pensé m'être carrement perdue. Parce que c'était la première fois que j'allais à Fossoyeuse et, quand je rentrai dans l'enceinte... je n'ai trouvé qu'un terrain vague vide, entouré de ruines. Ca ne ressemblait pas à une capitale. Mais je me rapellais que certains l'apellaient Undercity, et je me mis en quête de trouver cette fameuse cité interieure. Et, en fouinant, le choc : je suis tombé nez à nez avec le légendaire trône du roi Térénas (j'ai pris une photo), là où il fût tué par son fils, Arthas. Ca m'a fait bizzare de voir en vrai ce morceau d'histoire que l'on me racontait quand j'étais plus petite. J'ai cru entendre des voix fantômes criant victoire ainsi que des sons de cloche en entrant... mais j'ai dû rever.

Finalement je trouve l'ascenseur que j'ai dû partager avec un mort-vivant un peu taré, qui m'a fait un peu peur quand même. Il ne cessait de sauter sur place ! Je ne sais quelle affaire l'excitait à ce point, mais ce furent les plus longues 5 secondes de ma vie. J'arrive donc dans des catacombes, un peu plus animées qu'à la surface : Fossoyeuse ! Fossoyeuse est une cité assez... moche. Enfin c'est du goût des mort-vivants quoi. Les gardes sont vraiment repoussants. Je ne me suis pas attardé à coté. On pouvait voir leurs tripes en putrefaction, j'ai failli vomir dans leur superbe canal vert fluo. En revanche, une chose que l'on ne peut retirer à fossoyeuse, c'est son architecture générale, bien organisée d'un point de vue economique. La banque est au centre, on trouve des comissaires priseurs aux quatres coins de la cité, et les boutiques sont toutes concentrées sur la place principale. Comme j'avais enfin un peu de sous, je m'y suis acheté un petit haut, parce qu'il faisait un peu froid tout de même (j'ai pris une photo aussi, il est pas trop chou ?).

Je suis ensuite partie à Brill, le village voisin, où j'ai rencontré un maître voleur qui m'a appris le camouflage et le vol à la tire. Voilà des compétences qui me seront indispensables pour ma vie de non-violente. Oui, le vol n'est pas contre mes principes, en même temps étant donné que je suis une voleuse, il vaut mieux que je n'aie aucun problèmes avec ça. Et en sortant de l'auberge, il se passa un truc monumental, je n'en cru pas mes yeux : un raid de l'Alliance. Une poignée d'humains, ainsi qu'un nain hargneux, se sont attaqués au village. Il y avait des gardes mort-vivant morts partout. Bon, n'ecoutant que mon courage, j'ai fui. Evidemment ! J'allais pas me battre non plus !

En allant vers Le Glas, je suis tombé sur un Orc un peu louche qui voulait que je livre discrètement une lettre à une certaine Renée, à Brill. Je pris la lettre et me promis d'y penser pour le retour.

Un peu plus loin, j'ai trouvé une grotte. Il y avait plein de jeunes araignées Tisse-toile, mais innofensives. Elles ne m'attaquaient même pas. En m'approchant de la grotte, j'ai vu qu'elle était infestée d'araignées, les mamans des petites dehors à priori. Je voulais quand même voir ce que cette grotte cachait. J'imaginais touver un passage à travers les rocheuse vers l'est. En utilisant ma toute recente technique de camouflage (hop on me voit plus), j'ai pénétré dans le repaire des Tisse-toiles, me glissant parmis ces monstrueuses arachnides. J'y ai trouvé un coffre qu'il ne fût pas aisé d'ouvrir. Enfin, le coffre n'avait rien de special en soi, mais c'est mes mains tremblantes sous l'effet de mon arachnophobie qui ont posé le plus de difficultés. Bref aprés avoir choppé le butin, et atteint le fond de la grotte (et non ! pas de passage sous la montagne), je conmençai à faire demi tour.

Et là, sans faire attention, mon pied a ripé sur la patte d'une de ces bestioles. Repérée ! J'ai courru comme une folle dans la caverne en hurlant à plein poumons, essayant dans ma panique de retrouver la sortie avec une bonne dizaine d'araignées de 12 kilos aux fesses. Aprés de méchants coups de mandibules dans les mollets, deux Tisse-toile me coursant encore sur 200 mètres aprés la sortie et un petit pipi dans la culotte, j'ai fni par les semer et sauver ma peau. J'ai mis un bon moment à m'en remettre, assise sur une pierre, toute flagada, ne realisant pas tout à fait ce qu'il venait de se passer.

Je reparti finalement vers Brill pour querir un lit à l'auberge. Il se trouvait que l'aubergiste s'apellait Renée. Quelle coincidence, j'avais presque oublié la lettre. Je la lui remis et elle me proposa en echange... des champignons degeulasses ou de l'eau de source. Decidement, que ce soit les Orcs ou les reprouvés, le monde est peuplé de radins. Esperons que demain sera un peu plus prolifique.

La pacificatrice ;)


P.S : Elles sont pas terribles les chambres à l'auberge de Brill. Le lit est confortable, mais il y a toujours quelqu'un pour squatter la pièce pendant que tu dors... de toutes façons, je suis trop fatiguée pour faire la difficile ce soir.
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# Posté le dimanche 16 mars 2008 20:28

Modifié le dimanche 16 mars 2008 20:42

La fameuse histoire des potirons

Salut frangin !

J'ai appris que tu était passé niveau 23 il y a peu ? Félicitations ! Moi je galère encore pour atteindre mon niveau 5. Normal, je pourfend beaucoup moins de monstres que toi. Je ne te saoulerai pas encore avec mes discours sur la non-violence, tu sais ce que je pense de ce que tu fais, et il faut bien que je me fasse une raison : le monde n'est pas encore prêt à accepter de se serrer dans les bras les uns des autres. En même temps, cela m'arrange des fois. Je n'ai pas de scrupules à suivre un beau guerrier pour le voir occire ces sales raptors que je deteste, sans parler des arachnides de tout poil. Bref, je réalise, maintenant que me voilà livrée à moi même que ta quête n'est pas aussi barbare que je l'immaginais et même que des personnes telles que toi sont necessaires pour proteger les plus faibles, par exemple (même si la majorité de tes congénères s'amusent follement à tuer le premier petit lapin innofensif passant à sa portée, juste pour s'amuser ! J'espère que ce n'est pas ton genre, cela me déçevrai).

Tout ça pour te dire qu'il faut que je me confesse aujourd'hui. J'ai fait une chose pas trés jolie et j'ai ma conscience tiraillée. Il fallait que j'en parle à quelqu'un et je pense que tu es le plus à même de me comprendre mon cher Gaïru. Je te raconte ma mésaventure.

Ca s'est passé à Brill. En fait un apothicaire plutôt décomposé (au sens propre comme au figuré) s'est trouvé dans l'embarras car il lui manquait un ingredient pour une potion ou je ne sais pas trop quoi, je comprends pas tout. Bon au final, il me demande de me rendre à une ferme tenue par des humains, non loin de là pour y voler des potirons. Je me disait que c'était une bonne occasion de prendre un peu d'experience et d'utiliser mes capacités naturelles de voleuse. Bref, c'était une mission faite pour moi.

Arrivée sur place, la ferme des Sollidens si je me souviens bien, la zone était partiellement infestée de fermiers humains. Partiellement effectivement car, au moment où j'arrivais, un Guerrier Mort-Vivant du nom de Kigre avait déjà décimé une bonne partie des habitants. Quelle aubaine ! J'ai pu me concentrer sur ma collecte sans utiliser ma technique de camouflage. Kigre m'a même sauvé la vie, me voyant coursée par un humain avec une fourche : il lui explosa la tête assez rapidement. Bref, mes 10 potirons colléctés, je retournai à Brill.

L'apothicaire était trés satisfait, et, avec un sourire malsain (ou du moins ce qui ressemblait à un sourire, avec ce qui lui restait de machoire inferieure, c'est dur à dire), il me demanda un dernier service. Il impregnit la citrouille d'une potion de sa composition, m'affirmant que celà pourrait être la clé de notre victoire face aux humains. Je me mefiait, mais la possibilité de gagner de l'experience sans me salir les mains a eu vite fait de me rendre concilliante. Il me demanda de donner cette citrouille à l'un de nos prisonniers, sequestré dans le cellier de l'auberge voisine.

Moi, bonne pomme, j'amène l'objet dangereux au sous sol des cuisines. J'y trouve deux gardes réprouvés, ainsi que deux prisonniers. Un nain montagnard tout de vert vêtu, et un humain à la peau sombre. Ce dernier était affamé depuis plusieurs jours. Déjà la culpabilité me rongeait, mais j'avais passé le point de non-retour. Il se jeta sur la citrouille et la devora avidement. Et c'est là que les choses se sont gâtées.

Il se transforma en être putride, voyant sa chair se decomposer à vue d'oeil. Face à ses hurlements je fuyai l'endroit, en larmes. Un des gardes vint me voir, me disant qu'ils avaient dû le tuer, et repartit en plaisantant : "ce n'est pas la mort !". Je ne trouvais decidement pas ça drôle. On m'a dit depuis que l'humain avait rescucité dans sa prison, bien entendu. J'hesite à aller le voir pour m'excuser, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée au fond. Et puis, je n'ai pas du tout envie de retourner dans cette pièce. Cette guerre est decidement horrible.

Vivement que le monde vive en paix ! Je continuerai ma quête avec plus d'ardeur desormais. En tout cas, merci grand frêre de m'avoir lue, j'espère avoir de tes nouvelles bientôt. Je t'embrasse.

Ella'
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# Posté le vendredi 21 mars 2008 10:31