Cher journal,
Quelle journée ce fût ! Riche en emotions. J'ai beaucoup couru, mais je ne suis pas morte. Ca en vallait la peine parce que ce n'est jamais agreable de mourrir. A propos de mort, j'ai decouvert Fossoyeuse. Le morts-vivants ne sont plutôt taciturnes en général. Mais je m'emballe comme d'habitude. Commençons par le debut.
En quitant Sen'Jin, je suis tombée sur un Orc bien embêté, une sombre histoire de livraison qui n'a pas abouti, bref, j'ai rien compris. Quoiqu'il en soit, me voilà lui rendant service esperant avec justesse une recompense et un peu d'experience. De toutes façons, avec tout le monde qui me demande partout de tuer ci, de tuer ça, ça me changeait d'avoir enfin un service à rendre en accord avec ma philosophie. Sur le chemin je me suis attardé prés du Donjon de Tiragarde. C'était joli de loin avec l'horloge et tout... mais perdue dans mes pensées je n'ai pas vu ce garde enervé qui a commencé à me courser, pas plus que le scorpion qui trouva lui aussi l'idée de me faire sprinter trés amusante.
Finalement j'arrive presque sans encombres à Tranchecollines pour livrer la marchandise à l'aubergiste, un certain Grosk. Un certain radin surtout ! Tout ce qu'il avait à me proposer en retribution c'était du pain rassi (super !) ou de l'eau de source. Bon j'avais soif, mais quand même, c'est gonflé je trouve. Finalement j'ai repris ma route et pris le Zeppelin à Ogrimar pour Fossoyeuse. Enfin, j'ai failli le rater : au même moment est arrivé le zepellin pour Strangleronce et je suis montée dedans comme une abrutie. Heureusement que je m'en suis aperçue à temps. Il parrait que c'est tendu à Strangleronce, entre des alligators géants en bord de mer, et les jungles infestées de raptors.
Une fois arrivée aux clairières de Tirisfal, la region des morts-vivants, n'en pouvant plus du voyage, je me jeta carrement du zepellin avant d'arriver à la station. Deux chevilles pétées, rien de grave. Donc, Fossoyeuse, c'était, comment dire ? Lugubre. Trés lugubre. S'il n'y avait pas deux "réprouvés" à la station de zepellin pour m'indiquer l'endroit, j'aurai pensé m'être carrement perdue. Parce que c'était la première fois que j'allais à Fossoyeuse et, quand je rentrai dans l'enceinte... je n'ai trouvé qu'un terrain vague vide, entouré de ruines. Ca ne ressemblait pas à une capitale. Mais je me rapellais que certains l'apellaient Undercity, et je me mis en quête de trouver cette fameuse cité interieure. Et, en fouinant, le choc : je suis tombé nez à nez avec le légendaire trône du roi Térénas (j'ai pris une photo), là où il fût tué par son fils, Arthas. Ca m'a fait bizzare de voir en vrai ce morceau d'histoire que l'on me racontait quand j'étais plus petite. J'ai cru entendre des voix fantômes criant victoire ainsi que des sons de cloche en entrant... mais j'ai dû rever.
Finalement je trouve l'ascenseur que j'ai dû partager avec un mort-vivant un peu taré, qui m'a fait un peu peur quand même. Il ne cessait de sauter sur place ! Je ne sais quelle affaire l'excitait à ce point, mais ce furent les plus longues 5 secondes de ma vie. J'arrive donc dans des catacombes, un peu plus animées qu'à la surface : Fossoyeuse ! Fossoyeuse est une cité assez... moche. Enfin c'est du goût des mort-vivants quoi. Les gardes sont vraiment repoussants. Je ne me suis pas attardé à coté. On pouvait voir leurs tripes en putrefaction, j'ai failli vomir dans leur superbe canal vert fluo. En revanche, une chose que l'on ne peut retirer à fossoyeuse, c'est son architecture générale, bien organisée d'un point de vue economique. La banque est au centre, on trouve des comissaires priseurs aux quatres coins de la cité, et les boutiques sont toutes concentrées sur la place principale. Comme j'avais enfin un peu de sous, je m'y suis acheté un petit haut, parce qu'il faisait un peu froid tout de même (j'ai pris une photo aussi, il est pas trop chou ?).
Je suis ensuite partie à Brill, le village voisin, où j'ai rencontré un maître voleur qui m'a appris le camouflage et le vol à la tire. Voilà des compétences qui me seront indispensables pour ma vie de non-violente. Oui, le vol n'est pas contre mes principes, en même temps étant donné que je suis une voleuse, il vaut mieux que je n'aie aucun problèmes avec ça. Et en sortant de l'auberge, il se passa un truc monumental, je n'en cru pas mes yeux : un raid de l'Alliance. Une poignée d'humains, ainsi qu'un nain hargneux, se sont attaqués au village. Il y avait des gardes mort-vivant morts partout. Bon, n'ecoutant que mon courage, j'ai fui. Evidemment ! J'allais pas me battre non plus !
En allant vers Le Glas, je suis tombé sur un Orc un peu louche qui voulait que je livre discrètement une lettre à une certaine Renée, à Brill. Je pris la lettre et me promis d'y penser pour le retour.
Un peu plus loin, j'ai trouvé une grotte. Il y avait plein de jeunes araignées Tisse-toile, mais innofensives. Elles ne m'attaquaient même pas. En m'approchant de la grotte, j'ai vu qu'elle était infestée d'araignées, les mamans des petites dehors à priori. Je voulais quand même voir ce que cette grotte cachait. J'imaginais touver un passage à travers les rocheuse vers l'est. En utilisant ma toute recente technique de camouflage (hop on me voit plus), j'ai pénétré dans le repaire des Tisse-toiles, me glissant parmis ces monstrueuses arachnides. J'y ai trouvé un coffre qu'il ne fût pas aisé d'ouvrir. Enfin, le coffre n'avait rien de special en soi, mais c'est mes mains tremblantes sous l'effet de mon arachnophobie qui ont posé le plus de difficultés. Bref aprés avoir choppé le butin, et atteint le fond de la grotte (et non ! pas de passage sous la montagne), je conmençai à faire demi tour.
Et là, sans faire attention, mon pied a ripé sur la patte d'une de ces bestioles. Repérée ! J'ai courru comme une folle dans la caverne en hurlant à plein poumons, essayant dans ma panique de retrouver la sortie avec une bonne dizaine d'araignées de 12 kilos aux fesses. Aprés de méchants coups de mandibules dans les mollets, deux Tisse-toile me coursant encore sur 200 mètres aprés la sortie et un petit pipi dans la culotte, j'ai fni par les semer et sauver ma peau. J'ai mis un bon moment à m'en remettre, assise sur une pierre, toute flagada, ne realisant pas tout à fait ce qu'il venait de se passer.
Je reparti finalement vers Brill pour querir un lit à l'auberge. Il se trouvait que l'aubergiste s'apellait Renée. Quelle coincidence, j'avais presque oublié la lettre. Je la lui remis et elle me proposa en echange... des champignons degeulasses ou de l'eau de source. Decidement, que ce soit les Orcs ou les reprouvés, le monde est peuplé de radins. Esperons que demain sera un peu plus prolifique.
La pacificatrice ;)
P.S : Elles sont pas terribles les chambres à l'auberge de Brill. Le lit est confortable, mais il y a toujours quelqu'un pour squatter la pièce pendant que tu dors... de toutes façons, je suis trop fatiguée pour faire la difficile ce soir.